Avenue J

Avenue J
Là ou se confondent la liberté et la condition, l'amour, la haine et l'indifférence, la rancune et la reconnaissance, l'envie et la raison, le plaisir et le désir, le pardonnable et l'impardonnable, le vrai et le faux, le réel et l'imaginaire, l'évasion et la prison, le juste et l'injuste, la suspension et l'interrogation, le bien et le mal, la vertu et le vice, le souvenir et l'avenir, l'insouciance et la consience, l'avant et l'après, l'être et le paraître, l'illusion et la vérité, le certain et le sûr, le nord et le sud, l'infini et la fin, le changement et la fidélité.
Ce sont des fusions, ce sont des mélanges, une recette, un cocktail, un brouillon, un brouhaha, un besoin, une angoisse, une émotion, une boule de feu...
Ce sont ce qui a été et qui reste, ce sont ce qui est, ce sont ce qui sera, ou du moins ce qui pourrait être.
C'est moi, et le peu que je représente.



Au fait moi c'est Julie.

# Posté le mardi 24 février 2009 07:37

Modifié le mardi 24 février 2009 07:49

C'est pourquoi les martin-pêcheurs s'appellent pas Robert

C'est pourquoi les martin-pêcheurs s'appellent pas Robert
C'est quand comme t'es à 6 dans une voiture, sous des duvets, prêts à prendre la fuite pour nulle part, et que tu sais pas trop comment t'es arrivé là, ni comment tu partiras. Tu te sens juste comme dans un roman de Céline. Et tu viens de finir ce fichu concours blanc.Et que tu savais pas placer Grenoble, alors en riant avec Annabelle, tu traces des autoroutes avec le même enthousiasme que celui avec lequel tu traces ton bout de chemin. Sauf que le tien il va plus loin, tellement plus loin. C'est comme quand tu sèches pour la première fois, juste comme ça, pour méditer sur le fait que tu pourrais être insociable, médisante et perverse, alors t'écoutes en boucle une chanson des pixies, et tu manges des tartelettes à la fraise jusque parce qu'il se pourrait bien que tu sois insociable, médisante et perverse. c'est comme quand tu te peins le visage en bleu, et qu'en fait tu sais plus trop qui tu es. On dit que la plus grande erreur, c'est de croire que le bonheur c'est le but. Ses talents de footballeur ne serviront pas à ça, d't'façon il est défenseur. Y'a pas de but. On prend tous le chemin vers la même direction, on choisit pas les mêmes détours, c'est tout. Moi j'ai pris l'avenue J , J comme Julie, comme Je t'aime, comme Jésus il est mort demain, comme J306, comme un JMJ effacé, broyé, piétiné, oublié, J comme Jardin, javanaise ne vous déplaise, jeu, jazz-band, joie, jouissance, jubilation, jalousie, jeunesse, jus d'abricot, de raisin, de pomme, d'ananas. Avenue J. Et à pieds. J'ai pas le permis, et je l'aurai pas. Ce serait plus rigolo en tapis volant. Ou en volant de ses propres ailes. mais j'suis comme ces oiseaux qui ont le vertige. j'aimerais aller aussi vite qu'une fusée. Ou une étoile filante. Et j'irai me poser sur la lune. Je crois que je suis fatiguée. Qu'elles sont trop loin de moi, que les essais de Montaigne font trop 1700 pages, que la grammaire grecque est trop dure, et que je lui ai quand même envoyé un message pour son anniversaire. j'ai essayé la méthode Isy mais j'ai toujours un vague à l'âme. Et j'ai encore un problème avec les muffins.
mais je vais de l'avant tout au long de ma grande avenue. Parce que ça résonne comme des pas perdus, que des gamins traversent la rue sans regarder, qu'au milieu y'a des amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, et y'a l'épicerie de Monsieur Colignon, tête à gnon, la grande surface vend juste des free hugs, on sirote des pina colata au bar dans l'insouciance, on a les joues rouges et on rit, ou des sex on the beach, et on aimerait goûter alors on demande il est comment ton sex, je peux boire la mousse de ton sex, et on rit, parce que c'est drôle ce jeu de mots, et qu'on est jeune et insouciant, et y'a brad Pitt qui se balade. Au bout de la rue, y'a la mer, y'a la montage, y'a des déserts, et du sable mouvant, y'a le marchand de ce sable qui distribue des rêves où on rêve pas qu'on est alcoolique, au bout de l'avenue, oui y'a l'infini. Et cette avenue est si bruyante de rires, de mots d'amour, de notes de musique, que ça pue la poésie. Comme mon coeur voudrait que ça pue la poésie. J'aime quand il pose ses mains sur ma robe en soie, sur moi.

# Posté le mercredi 25 février 2009 13:12

Modifié le jeudi 26 février 2009 11:47

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Il y a des miroirs partout. Il y a des reflets partout. Il y a des regards. Braqués sur moi. Comme des yeux revolver. Mais c'est moins beau que la chanson. C'est pas romantique. Ils sont là avec leur loupe à me menacer de mort, d'humiliation d'être ce que je suis. Chaque défaut, chaque parole est jugée. J'en perds mes repères. Et quand je me regarde dans le miroir, ce n'est pas celui de Blanche-Neige, il ne parle pas. Le miroir ne reflète qu'un fantôme. Le vrai. La faux. S'entremêlent. Les flammes de mon existence brûlent mon coeur, et ce qui faisait que les gens m'aimaient. Je suis peut-être une personne détestable.
La vérite c'est que je ne sais plus. Que je ne suis plus.

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# Posté le mercredi 22 avril 2009 14:26

Modifié le mercredi 22 avril 2009 14:37

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J'aimerais qu'il soit complètement fou de moi. Qu'il en dorme plus la nuit. Qu'il m'appelle en plein milieu de la nuit parce que je lui manque. Qu'il me trouve la plus belle. Même s'il se retourne à la cantine pour regarder les filles en short. J'aimerais qu'il me court après si je m'en allais. J'aimerais ne jamais sortir de sa tête tout comme il vagabonde sans arrêt dans mon coeur. J'aimerais être dans ses fantasmes lorsqu'il ferme les yeux la nuit. J'aimerais qu'il croque les rires qu'il me reproche, qu'il me fasse passer avant les maths et la physique. Qu'il veuille partir en vacances avec moi. J'aimerais qu'il me serre à c'que j'en étouffe là, sur place. J'aimerais qu'il m'aime pour toujours. Que jamais il ne m'oublie comme on a pu m'oublier. J'aimerais qu'il efface mes défauts. J'aimerais le faire rêver. J'aimerais qu'il me trouve mieux que les précédentes. J'aimerais qu'il fouille dans mes affaires. J'aimerais le faire rire. J'aimerais le caresser. J'aimerais qu'il pense à moi quand il regarde un film d'amour. J'aimerais qu'il pense à moi quand il écoute James Blunt ou Raphaël. J'aimerais qu'il me regarde dormir. J'aimerais qu'il voit en moi ce que les autres ne voient pas. qu'il me comprenne. Qu'il finisse mes phrases. Qu'il ne me trouve pas ordinaire. J'aimerais qu'on soit extraordinaires à deux plutôt qu'ordinaire chacun de notre côté.
J'aimerais être son amour.

# Posté le jeudi 23 avril 2009 06:48

Modifié le jeudi 23 avril 2009 07:58

Vivement le 30 mai

Vivement le 30 mai
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# Posté le samedi 16 mai 2009 12:19

Troisième acte

Troisième acte
J'aime pas la prépa. Repeat after me. J'aime pas la prépa. Parce que j'aime pas la princesse de Clèves. Je l'aurais déshabillé moi ce duc de Nemours. j'aurais profité. De cette vie, de cet amour, de ce temps trop court, beaucoup trop court, tellement trop court. Surtout quand c'est le printemps et que je suis amoureuse. Je veux vivre. C'est plus fort que moi. Je comprends que la vie n'est que du temps emprunté. Un jour, il faudra le rendre, alors je veux vivre. Et je pleure avec Juliette et Camille. Et devant Grey's anatomy et Nana. Je ne vais pas en cours aujourd'hui. Je veux des krouch krouch d'Elise. Je ne suis riche que de mes amis. Et ce n'est pas de moi. Dans cette vie, où tout est extrême, limites et cônes glacés et cela n'est pas de moi plus, je veux foncer. Partir en vacances. Ne plus me servir de l'épilateur. Et trouver de l'inspiration pour ce blog, et pour ma vie.
Je veux une grande maison avec des crumbles pomme/banane.
Et danser toute la nuit du 7 mai. Je veux arrêter de me dire que l'avenir c'est quand on aura un emploi. Que la liberté ce sera après. Plus tard. Parce que je la sens en moi. Maintenant.
Et en plus j'ai pas envie de passer au quatrième acte.

# Posté le lundi 23 mars 2009 12:31

Modifié le dimanche 05 avril 2009 10:26

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" Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec mes mains comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures, ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.
Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur.
Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.
Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur tropical; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco.
Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs. "


Charles Baudelaire

# Posté le dimanche 05 avril 2009 10:46

Banale, ordinaire, commune, insignifiante, quelconque, futile. Appelez-moi Julie.

Banale, ordinaire, commune, insignifiante, quelconque, futile. Appelez-moi Julie.
Tu dirais n'importe quoi
Tu essayerais n'importe quoi
Pour échapper à ta futilité
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# Posté le jeudi 23 avril 2009 13:22